• Laetitia

Marre de souffrir...

Mis à jour : 17 oct. 2019

Je souffre, tu souffres, il/elle/on souffre, nous souffrons, vous souffrez, ils/elle souffrent...

Y a-t-il une autre solution que de conjuguer et perpétuer ou même accentuer et entretenir la souffrance ? Voulons-nous souffrir et transmettre cette souffrance ? Comment transformer, traverser les épreuves sur notre chemin ?





Certes, il est impossible d'agir sur bon nombre de facteurs extérieurs. Nous ne sommes pas en mesure d'empêcher quelqu'un que nous aimons d'être malade, de souffrir, de mourir.

Nous ne pouvons pas empêcher autrui de faire quelque chose de blessant, quelque chose qui nous heurte. Alors que pouvons-nous faire (ou ne pas faire?).

D'abord, nous pouvons certainement prendre la pleine mesure de notre pouvoir sur nous-même. De notre capacité à observer ce qui se passe en nous. De laisser nos ressources intérieures guider nos actions une fois une respiration, un temps de silence pris. Et ce, plutôt que réagir aux flots d'émotions qui sont comme des résidus chimiques du passé provoquant une réaction volcanique qui accentuent nos souffrances.

C'est bien théorique tout ça me direz-vous... mais concrètement, comment ???



Dans la voie du yoga nous étudions quelles sont les causes de nos souffrances, et quelles sont les causes de nos actions. Je dois bien vous avouer que cela m'a bien aidé à mettre des mots sur mes souffrances et mes blocages, pour les dénouer peu à peu. Tout cela je vous les détaillerai dans un autre billet. Ici, mon propos est de partager le fait que dans les moments difficiles (parce que je le fais régulièrement), c'est la pleine conscience qui m'a beaucoup aidé à soulager mes souffrances.



Nous avons tous nos casseroles, notre passé, nos blessures, nos failles.

Ce qui a particulièrement contribué et enrichit mon cheminement, c'est la pleine conscience.

Dans le yoga, nous entrons dans cet état de pleine conscience, d'être présent à ce que nous faisons, sentons, et au delà, de ce que nous sommes. Nous nous connectons, nous sommes dans l'instant présent. La Pleine Conscience c'est aussi une discipline (laïque elle aussi bien sûr, comme le yoga) qui consiste à introduire dans notre quotidien des instants formels ou informels pour être pleinement présents justement. Cela peut être dans la qualité de notre attention, de la qualité de notre écoute auprès de quelqu'un qu'on aime beaucoup ou pas tellement (pratique informelle). Cela peut aussi être dans un instant que l'on s'aménage pour revenir en Soi, pour se centrer (pratique méditative ou d'attention formelle).



J'ai remarqué que plus je porte attention à la qualité de ma présence, chaque jour, chaque fois que j'en ai besoin, chaque fois que je n'en ai pas spécialement besoin aussi d'ailleurs, alors plus j'avançe dans mon cheminement personnel et plus je suis en mesure d'accueillir calmement et moins violemment ce qui se présente à moi. Donc clairement, pour moi, il y a eu un avant et un après. J'ai beaucoup de gratitude pour la personne qui s'est présentée sur mon chemin et qui m'a permis de faire un cycle de 8 semaines de Pleine Conscience selon la méthode de Jon Kabat-Zinn (scientifique américain qui a crée le MBSR, Mindfulness Based Stress Reduction : programme de Reduction du Stress par la Pleine Conscience). J'ai aussi beaucoup de gratitude pour moi-même, de m'être accordée ça. Je constate chaque jour à quel point cela a changé ma vision des choses et mon positionnement. Ni victime, ni bourreau, ni sauveur. Acteur de paix à ma mesure...